Le Premier ministre, Bah Oury, a plaidé pour une refonte du modèle économique guinéen afin de garantir, à l’horizon 2030, un accès universel à l’électricité. Pour le chef du Gouvernement, ce service essentiel ne doit plus être considéré comme un privilège, mais comme un droit pour tous les citoyens.
« Il faut repenser notre modèle économique pour permettre à nos concitoyens, à l’horizon 2030, d’évoluer dans un contexte où l’accès à l’électricité ne sera plus un privilège, mais un droit accessible à tous », a déclaré le Premier ministre.
Cette déclaration a été faite lundi 6 juillet 2026, à l’occasion de l’atelier de validation politique du Rapport national volontaire (RNV) 2026, une étape importante dans l’évaluation des progrès de la Guinée vers l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD).
Au cours de son intervention, Bah Oury a reconnu que le secteur de l’énergie demeure l’un des principaux défis auxquels le pays est confronté.
« La question de l’énergie demeure notre principal point faible. Nous devons agir rapidement, car il n’est pas normal que la Guinée continue de faire face à de telles difficultés dans un secteur aussi stratégique », a-t-il affirmé.
Le chef du Gouvernement estime que la transformation du secteur énergétique passe également par une meilleure planification des politiques publiques, fondée sur des données fiables et des indicateurs précis.
« Il faut que nos statisticiens soient en mesure de calculer et de mesurer l’évolution de la situation sur l’ensemble du territoire national. Cela nous permettra d’évaluer les équilibres, mais aussi les inégalités qui persistent entre les différentes régions du pays », a expliqué Bah Oury.
Selon lui, les inégalités territoriales constituent l’une des principales sources de frustration sociale et appellent des réponses publiques mieux ciblées.
« L’inégalité est la principale source de frustration. Il nous faut donc des indicateurs clairs, précis et fiables, capables d’orienter les décideurs. Il ne s’agit pas de gouverner à l’emporte-pièce ou selon le feeling. Des politiques peuvent être généreuses dans leur intention, mais elles restent inefficaces lorsqu’elles ne reposent pas sur des données tangibles », a-t-il souligné.
Tout en reconnaissant que de nombreux défis restent à relever, le Premier ministre a réaffirmé la volonté du Gouvernement de poursuivre les réformes avec l’appui des partenaires techniques et financiers afin d’accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable.

