La cour d’appel de Paris a rendu son arrêt ce mardi 7 juillet 2026 dans l’affaire dite des assistants parlementaires des eurodéputés du Front national (FN), devenu depuis le Rassemblement national (RN. Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics et de complicité dans ce dossier.
La juridiction d’appel l’a condamnée à trois ans d’emprisonnement, dont deux ans assortis du sursis et un an ferme aménagé sous la forme d’une surveillance électronique. Elle a également prononcé à son encontre une peine d’inéligibilité de 45 mois, dont 30 mois avec sursis.
Cette décision intervient après le jugement rendu en première instance en 2025, qui avait condamné Marine Le Pen dans cette affaire impliquant l’utilisation de fonds du Parlement européen pour rémunérer des assistants parlementaires. La justice avait estimé que certains de ces assistants avaient en réalité travaillé pour le parti en France, et non pour l’activité parlementaire européenne.
Avec cette décision en appel, la peine d’inéligibilité prononcée en première instance ayant déjà été assortie de l’exécution provisoire, la situation de Marine Le Pen concernant une éventuelle candidature à une prochaine élection présidentielle dépendra des suites judiciaires du dossier, notamment d’un éventuel recours devant la juridiction compétente.

