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Guinée : A quand la fin des échauffourées  ou du changement du chronogramme électoral ?

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La Guinée va mal, un peu mal ou trop mal ? Je n’en sais plus. Faites –vous en le thermomètre de calculer le degré qu’il fait. Marche par –ci, dialogue demandée par –là. Dans toutes les formes, c’est le bas peuple qui en récolte les fruits amers.

« Dans le cadre des concertations avec la classe politique, son Excellence Monsieur le Président de la République, a invité, pour le vendredi 8 mai 2015, le Chef de file de l’Opposition, l’honorable Cellou Dalein Diallo, pour des échanges portant sur la situation sociopolitique nationale (…) Le Président de la République est convaincu que seul le dialogue permettra de trouver des solutions aux problèmes de l’heure et pérenniser la paix si chère aux Guinéens». Ce communiqué est-il fait pour répondre aux deux questions posées dans le titre de cet article.

Après une série de manifestations de rue initiée, planifiée et exécutée des jours écoulés par l’opposition, avec un succès relatif, l’heure est logiquement au bilan. Aussi bien du coté des initiateurs de ces mouvements de protestation qui, au niveau de leurs quartiers généraux, font le décompte de leurs blessés et de leurs morts qu’ils comptent brandir, à la face du monde, comme trophée de guerre, que celui des autorités publiques qui présentent ces sorties récurrentes de l’opposition comme une preuve de l’avancée démocratique de la Guinée. Sous les yeux de la communauté internationale qui suit de très près les acteurs politiques guinéens se livrer une guerre fratricide non pas autour des questions liées au développement du pays, mais sur des sujets exclusifs relatifs à un hypothétique chronogramme électoral.
La situation guinéenne est si complexe que l’opposition a juré de n’interrompre ses manifestations publiques que lors que le pouvoir décidera d’inverser le calendrier électoral, pour que les communales se tiennent avant la présidentielle annoncée pour le 11 octobre 2015. Et surtout que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), mette un coup de frein à ses activités sur le terrain. Quand bien même que l’opposition prend une part active au déroulement dudit chronogramme.
Au lendemain des dernières manifestations, au nom de l’opposition dite républicaine, le porte-parole, Aboubacar Sylla, a indiqué que parallèlement la cour de justice de la CEDEAO, sera saisie pour qu’elle se prononce sur l’ordre du calendrier électoral en Guinée. Tout en réitérant la menace de poursuivre les manifestions sur les places et voies publiques. Mais jusqu’à quand ?
La question a bien son besant d’or. Une autre question est de savoir par quelle sacrilège, le professeur national, alpha Condé dira à Bakary Fofana, ‘’Prési’’ de la CENI de se ‘’détromper’’ du chronogramme de Kindia, non du chronogramme de la ‘’Discorde’’ comme aime l’appeler nos opposés au locateur de Sékhoutouréya. A noter que depuis l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir l’opposition est ce jeudi 7 mai, dans sa 21ème marche de protestation.

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