
Guinée: Des 100 projets des lois en révision à l’hémicycle, une trentaine des lois ont été adoptées par les députés guinéens à l’occasion de la session des lois. Par ailleurs, les lois relatives au Code civil, la Haute Cour de justice, la loi concernant la CENI et les irrégularités constatées dans le domaine du parlement, ont été occultées par les députés.
C’est pourquoi conjointement, le député Ousmane Gaoual Diallo et Ibrahima Silla Bah sont revenus à la charge ce jeudi 6 juillet 2017 au cours de l’émission radiophonique pour dénoncer les manquements, les anomalies et les dysfonctionnements au micro de nos confrères de la radio Lynx Fm.
Le Code civil actuel date de 1983, donc obsolète et dépassé. Il s’agit de la polygamie, les droits de la femme et légalités des sexes. « Je regrette que le Code civil ne soit pas adopté et pourtant, c’est l’un des projets les plus essentiels, car, il s’agit des droits de la femme et l’héritage entre autres. Ce sont des lois qui sont majeures et très importantes », dénonce Ousmane Gaoual avant de poursuivre sur les dysfonctionnements qui assaillent le bon fonctionnement du Parlement: « Nous avons constaté qu’il y a désintéressement de la loi 016 relative à la restructuration de la CENI et son fonctionnement. C’est pourquoi actuellement nous vivons toutes ces cacophonies au sein de la CENI.
Revenant sur l’institution parlementaire, le député confie: «Au parlement, il n’y a pas de discipline, c’est de la comédie et de la mauvaise foi des acteurs. C’est une démagogie extrême qui ne dit pas son nom.»
concernant le dossier du code électoral amendé et validé par la Cour constitutionnelle et qui attend d’être promulgué par le chef de l’Etat, les députés accusent : «L’arrêt de la Cour sont sans appel. On n’a pas besoin que ce projet de loi soit révisé encore par les députés avant d’être promulgué par le président. Mais le constat s’avère que c’est de la mauvaise foi de la mouvance et son président. Le président ne voudrait pas que l’on organise les élections et c’est la prolongation du mandat et l’opacité généralisée et nous vivons le scénario Congo et qui aura des conséquences désastreuses. Aujourd’hui, le pouvoir cherche toujours à tuer les institutions démocratiques. C’est pourquoi la haute Cour de la justice tarde toujours à être mise en place. La stratégie, c’est d’affaiblir les institutions et de tuer la démocratie.»
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