Connect with us

Us et coutume en Guinée : Le mariage forcé et l’excision, deux pratiques dégradantes

Publié

Le

En Guinée, les débats sont toujours basés sur la politique électoraliste. Des pratiques qui blessent l’intégrité des filles et des femmes sont moins importantes et n’attirent pratiquement pas l’attention des décideurs. Et pourtant, des lois sont souvent votées pour punir les contreventas. A l’arrivée, la désolation et la douleur continue chez nos sœurs. Nos imams sont contre le premier et ils sont divisés sur le second.

Mariages forcés, la Haute guinée tient le flambeau
La pratique la plus répandue dans la société guinéenne, avec l’excision, est celle des mariages forcés. Le mois de mai en Haute Guinée est la période des fiançailles appelé en langue maninka ‘’Moussoninabô’’. Ces cérémonies ont lieu à la veuille des fêtes des marres. D’après les enquêtes  du ministère des Affaires sociales et du Fonds des Nations pour la population, la savane guinéenne a le plus fort taux de la pratique du mariage forcé et du mariage à courte durée ou par contrat. Si la jeune fille ne peut être mariée sans son consentement, ce consentement est de pure forme. La jeune fille finit souvent par accepter de se marier à cause de la forte pression sociale et psychologique qui pèse sur elle, et parce qu’il y a des intérêts financiers en jeu. Ensuite, on recherche des alliances avec une grande famille. Il s’agit la plupart du temps d’une famille « métissée» dans laquelle plusieurs ethnies sont représentées. Enfin, on confie de préférence sa fille à une famille qui a financièrement réussi. Le mariage forcé, avec violence psychologique ou physique, serait devenu un phénomène marginal qui se rencontre davantage en milieu rural qu’en milieu urbain.
Une femme qui souhaite échapper à un mariage forcé ne porte généralement pas plainte car, en Guinée, ce problème doit se régler en famille. Elle ne trouvera pas protection auprès des autorités mais auprès de membres de sa famille, généralement du côté maternel.

Excision, la Guinée deuxième après la Somalie
Plus d’un tiers la subissent avant l’âge de 6 ans et la grande majorité avant l’entrée dans l’adolescence.
Si les autorités luttent contre l’excision par des campagnes de sensibilisation et de prévention, cette tradition reste profondément ancrée chez toutes les ethnies, et ce malgré une loi de 2000 mentionnant les MGF (mitulation génitale féminine) comme étant un crime. Il est cependant très rare que des plaintes soient déposées. Le constat est que la majorité des femmes qui subissent l’excision sont de confession musulmane, une infime partie est chrétienne ou animiste. Les femmes en souffrent terriblement dans leur corps et dans leur cœur au quotidien. La pratique de l’excision diffère selon les régions naturelles du pays, les villages ou les ethnies. L’âge de la jeune femme varie tout autant. En Guinée, le taux de la pratique de l’excision est de 96% en Guinée et de 98% en Somalie. C’est pour inverser la tendance que le réseau des femmes ministres et parlementaires en collaboration avec le département des Affaires sociales entend déclencher une vaste opération de sensibilisation sur toute l’étendue du territoire. La période de cette campagne est fixée pendant les grandes vacances, moment choisi par les parents et les exciseuses.

Publicité
1 Commentaire

Laisser un commentaire

Publicité

GUINEE360 TV

Comments Box SVG iconsUsed for the like, share, comment, and reaction iconsPLUS DE VIDÉOS
Publicité

Copyright © 2014-2019 GUINEE360.
Made with ❤️ in 🇬🇳 by FXBNO.