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Guinée-France : Alpha Condé garde l’esprit Tour Eiffel

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Après avoir marqué quelques distances avec Alpha Condé en raison du retard pris dans l’organisation du dernier scrutin législatif, Paris s’est lancé dans une opération de charme envers Conakry.

La gestion de l’épidémie d’Ebola a été, paradoxalement, plutôt bénéfique pour Alpha Condé, en lui permettant de relancer la relation bilatérale avec Paris. Pour cela, le président guinéen a bénéficié de sa proximité politique avec François Hollande.

Liens économiques resserrés. Dans la foulée de la visite de la secrétaire d’Etat Annick Girardin à Conakry en septembre  et celle historique du président français le 28 novembre, l’AFD pourrait annuler ses créances à l’égard des sociétés publiques Electricité de Guinée et Société des eaux de Guinée. Le 5 mars, Alpha Condé participera par ailleurs à un petit-déjeuner devant les patrons français du Medef, après avoir assisté, deux jours auparavant, à une réunion de l’UE sur la lutte contre Ebola. Le chef de l’Etat guinéen, qui a approché Dassault aviation en vue d’acquérir un jet de type Falcon, entend encourager l’essor des investissements hexagonaux jugés trop timides à Conakry, même si Gemalto vient d’être désigné pour réviser les listes électorales pour la présidentielle de 2015.

Coopération militaire. Cette visite à Paris intervient quelques jours après la présentation par Laurent Fabius, le 25 février en conseil des ministres, du projet de loi autorisant l’approbation du nouvel accord de défense entre la Guinée et la France. Ce texte, qui doit booster la coopération militaire entre les deux pays, a été paraphé par les deux gouvernements le 13 janvier 2014, puis ratifié le 30 juin de la même année par le Parlement guinéen. Paris est donc en passe de finaliser la procédure qui devrait rendre l’accord opérationnel.

A côté du renforcement de la coopération militaire (formation, appui logistique,expertise…), ce texte ambitionne de mettre la Guinée « à niveau » du point de vue des opérations de maintien de la paix avec l’UA et les Nations unies, un domaine dans lequel ce pays accuse un lourd retard. Jusqu’à présent, seuls douze coopérants militaires français officiaient au sein de l’armée guinéenne dans le cadre d’un partenariat signé le 17 avril 1985, après le décès de Sékou Touré.

Ce nouvel accord pourrait permettre de porter le contingent guinéen au sein de la Minusma de 168 à environ 660 militaires et policiers, sur un total de 10 375 casques bleus actuellement présents sur le territoire malien. Ce renfort guinéen attendait encore, fin février, une « certification » onusienne portant sur la qualité et la compétence des troupes afin de pouvoir se déployer sur le terrain.

Source : La Lettre du continent

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