SociétéGuinée: Indignation après la mort d’un bébé des suites d’une excision

Guinée: Indignation après la mort d’un bébé des suites d’une excision
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Guinée: Indignation après la mort d’un bébé des suites d’une excision

Guinée: Il y a deux semaines, un intolérable drame a rappelé l’urgence d’une action définitive afin d’éradiquer la pratique des mutilations génitales féminines, où elles sont interdites par la loi mais malheureusement ancrées dans la tradition et donc très fréquentes.

C’est une tragédie malheureusement trop commune qui a frappé la Guinée le 19 novembre 2016. Mais le jeune âge de la victime a d’autant plus créé l’indignation. Dans le quartier Mandendans situé dans le centre-ville de la préfecture de Dinguiraye, en haute Guinée, un bébé de 3 semaines seulement a perdu la vie après une tentative d’excision, a révélé le média Guinée28, précisant qu’il tenait cette nouvelle d’une source locale mais qu’il ne possédait pas plus d’informations concernant le drame. On ignore donc si les personnes impliquées dans ce décès ont été arrêtées et les circonstances exactes de la mort de la petite fille.

La Guinée est le pays plus touché au monde avec 97% des femmes concernées

Ce qui est certain en revanche, c’est que malgré l’interdiction par la loi de cette pratique barbare, elle reste malheureusement très fréquente et continue de provoquer d’abominables souffrances pour celles qui y survivent, quand elles survivent. En effet, après la Somalie, la Guinée est le pays plus touché au monde avec 97% des femmes concernées. Et les mutilations génitales se faisant dans la clandestinité, les statistiques récentes restent certainement très éloignées de la réalité.

Rite de passage obligatoire

Pour éradiquer ce qui est encore inscrit dans la tradition comme un « rite de passage obligatoire » pour les filles et que les femmes, pourtant victimes, perpétuent d’elles-mêmes, le gouvernement a dernièrement accentué son action de prévention auprès du public ainsi et durci les sanctions pour les coupables tandis que de nombreuses organisations internationales, comme l’UNICEF ou Plan, mais aussi locales, ont redoublé d’efforts pour sensibiliser les populations, notamment rurales et isolées.

Ces initiatives n’ont pourtant pas permis d’éviter la mort de plusieurs fillettes et adolescentes cette année. En janvier dernier, la petite Koumba, 5 ans, avait succombé à une excision à Kondoma, un village situé à Guéckedou, alors qu’elle faisait partie d’un groupe de 11 enfants emmenées auprès d’une exciseuse. Et le 14 août, c’est une Guinéenne de 10 ans qui a trouvé la mort après avoir été, elle aussi, emmenée dans un « camp de vacances », un nom servant de couverture à un lieu où elles sont mutilées à la chaîne.

Avec : AF

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