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Boké: L’histoire inimaginable des femmes dans les zones minières

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Les citoyens riverains des zones minières vivent un calvaire inimaginable d’après une enquête de l’ONG de défense des droits humains, Human Rights Watch en collaboration avec certaines ONG locales. Dans un rapport montré à la presse ce jeudi 04 octobre 2018, les données prouvent que les femmes sont les plus victimes des difficultés rencontrées dans ces zones.

 

Apparemment, les terres rurales sont regroupées conformément au droit coutumier dans ces zones minières. Les communautés qui occupent ces terres sont obligés de les immatriculer ou veiller à ce qu’elles soient enregistrées dans les plans fonciers pour pouvoir bénéficier d’une protection juridique. Mais les enquêteurs ont révélé que très peu de citoyens le font dans ces localités.

Le gouvernement guinéen n’a adopté aucune réglementation pouvant établir des normes d’indemnisation uniforme pour l’acquisition des terres dans le secteur minier, selon le rapport de cette ONG de défense des droits humain. Conséquence de ce vide juridique, les sociétés minières affirment que les terres rurales restent en terme juridique, la propriété de l’Etat.

«C’est ce qui leur donne le droit de les exploiter. Elles le font sans le consentement des ayants droits», affirme Mariama Barry de l’ONG Action mine.

A l’issu d’une enquête qui a duré dix (10) mois dans la région de Boké, qui a touché une trentaine de communautés et deux sociétés minières notamment la Société de Bauxite de Guinée (CBG) et la Société Minière de Boké (SMB), des résultats ont révélé que les populations sont exposées à plusieurs problèmes liés à l’environnement, aux difficultés économiques et aux problèmes de santé.

«La plus grande part de l’indemnisation pour les parcelles qui appartiennent à une famille ou à une communauté est versée aux hommes. Quand les sociétés reversent ces montants au niveau des communautés, ce sont les hommes qui utilisent cette somme et font la part des choses sans pour autant prendre en compte l’avis des femmes », a dénoncé Mariama Barry.

“L’indemnisation arrive une seule fois alors que nos récoltes restent pendant plusieurs années…”

En plus des activités agricoles qui sont affectées, l’aspect sanitaire pose un autre souci « selon des témoignages, depuis l’implantation des sociétés minières, de nouvelles maladies ont surgi notamment la toux, le paludisme… Pour équilibrer cette information, voir la véracité nous sommes allés vers les postes de santé de ces communautés et on a rencontré des médecins qui ont confirmé les propos des communautés. Selon eux, il y a de nouvelles maladies qui demandent même des cas d’hospitalisation » a-t-elle témoigné.

En mai 2018, 10% des personnes employées directement par la CBG était des femmes. Contrairement en septembre 2018, il y a avait seulement plus de 7600 employés direct de la SMB dont 274 femmes.

Déjà, 40% des terres ancestrales dans le village de Hamdallaye ont été détruites par les activités de ces sociétés, démontre le rapport.

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