
L’agent contractuel à la direction nationale des Marchés publics, Pierre Alhassane Onipogui est issu de la jeune génération de cadres guinéens qui a son mot à dire à l’édification d’une Guinée saine et propre où il fait bon vivre.
Soucieux d’apporter son grain de sel à la résolution de l’épineuse question d’insalubrité dans son pays, Onipogui a conçu un document dans lequel il étale des solutions pour endiguer la crise d’insalubrité en République de Guinée.
Pour ce jeune cadre, le passage obligé reste l’instauration d’une taxe d’édilité avec un montant indolore irréfutable à prélever sur les appels, les connexions et les envois de messages téléphoniques. A cela, Pierre Alhassane Onipogui accorde une grande valeur quand il sait que les mécanismes mis en place par rapport à la régulation technique au niveau de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (Arpt) et d’autres acteurs impliqués sont déjà là.
«J’interpelle les autorités à investir dans ce sens, afin que la tendance soit renversée en République de Guinée et qu’on puisse vaincre cette pathologie qui irrite plus d’un guinéen».
La problématique d’insalubrité est un fait de société qui reste inhérent au cadre de vie des Hommes. Puisque tant qu’on vit, on produit des ordures. La Guinée est sale. Conakry schlingue. Les citoyens marchent dans les ordures, travaillent dans les ordures et dorment à côté des ordures. M. Onipogui en en est convaincu. Et c’est pourquoi il propose ces solutions pour juguler la crise.
Inspiré d’un modèle qui a été expérimenté au Maroc et qui a produit des effets escomptés, Pierre Alhassane précise que la taxe d’édilité découle de la fiscalité communale.
«C’est un appui financier aux communes urbaines pour faire face à l’insalubrité. Donc, c’est le même mécanisme que je cherche à reconduire en République de Guinée. Seulement que nous, nous irons chercher les recettes de la taxe d’édilité sur un domaine qui est aujourd’hui incontournable. C’est le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication. On va utiliser ce support pour imputer au contribuable. Mais le montant est indolore. Son prélèvement ne se fera pas sentir. Mais projeté sur un long terme, cela fait beaucoup d’argent et c’est un appui pour l’Etat», justifie-t-il.
Ouvert dans son étude, M. Onipogui a pensé à associer d’autres secteurs à celui des télécoms. Dans ces mesures fiscales collatérales, il prévoit l’instauration d’une taxe d’édilité avec pour impact d’inscription dans les accords du climat. Toute chose qui permettra de collecter, de gérer et de traiter les ordures. Donc, d’éviter leur incinération qui contribue à l’effet de serre. Puisque ces ordures sont constituées de substances plastiques non-biodégradables et autres.
Pour cela, il suggère que les importateurs et les exportateurs de ces substances plastiques puissent être frappés d’une politique fiscale collatérale axée sur les taxes et redevances sur les importations et les productions de déchets plastiques.
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