
Les opposants au régime de Conakry ont investi les rues mercredi 2 août pour protester contre la non-application de l’Accord politique du 12 octobre 2016, le flou entretenu par le président Alpha Condé autour de son éventuelle candidature pour un 3e mandat, la cherté de la vie ainsi que l’insécurité galopante dans la cité et à travers le pays.
Escortés de plusieurs militants de militants estimés à plus d’un million de guinéens, les opposants ont fait une véritable démonstration de force au moment où l’opinion publique s’accordait à douter de la capacité surtout du chef de leur file à drainer le monde depuis l’étalage sur la place publique de cette fameuse affaire de 500 millions de francs guinéens que perçoit Cellou Dalein Diallo tous les mois.
Arrivés sur l’esplanade du stade du 28 septembre aux environs de 14H 10, les adversaires politiques d’Alpha Condé se sont relayés au micro pour dénoncer les maux dont souffrent leurs compatriotes.
Dans un ton de fermeté, l’ancien ministre de la Communication, Alhousseiny Kaké Makanéra a dénoncé la volonté du pouvoir central de modifier la Constitution. Dans cet élan de dénonciation, le porte-voix des manifestants a dit préférer la mort à voir Alpha Condé briguer un troisième mandat.
«Je prie Dieu qu’il ne me donne pas la chance de survivre pour voir Alpha Condé briguer un 3e mandat. Et nous sommes fin prêts à arrêter cette machine dictatoriale d’Alpha Condé», a déclaré le volubile président du Front national pour la démocratie.
Depuis qu’il a été débarqué du gouvernement, Alhousseiny Kaké Makanéra n’est plus tendre à l’endroit de son mentor de président et de son équipe gouvernementale. Toutes les occasions sont bonnes pour qu’il tire à boulets rouges sur ses anciens collaborateurs qui ne lui inspirent plus que médiocrité, notamment dans la conduite de la chose publique.

