
La tenue des élections locales se fait attendre depuis plus d’une décennie en République de Guinée. Une situation entretenue dans un total manque de volonté politique des gouvernants. Au même moment, le pays est plus que jamais confronté à une mal gouvernance accrue.
Toutes choses qui ne sauraient laisser indifférents des jeunes soucieux du développement de leur pays. Réunis au sein de plateformes de la Société civile et d’autres structures comme la Jeunesse s’organise maintenant pour son avenir (Jomaa) et S’unir ou périr, ces jeunes entendent marcher le 17 juillet 2017 sur l’autoroute Fidel Castro Ruz de Conakry jusqu’au palais présidentiel Sèkhoutouréya, pour exiger la tenue de ces tumultueuses échéances, mais aussi dénoncer les promoteurs d’un éventuel 3e mandat.
En conférence de presse ce mardi 4 juillet, le maréchal Elie Kamano, un des meneurs de ce mouvement, a motivé le bien-fondé de ce mouvement par la fatigue que le peuple ressent avec les éléments cités ci-haut.
«Les élections tardent à se tenir. Il y a crise au niveau de la Ceni. Le pays va mal, et très mal d’ailleurs. Les gens vivent dans une précarité qui ne dit pas son nom, caractérisée par une insalubrité totale. Au même moment, il y a les promoteurs d’un éventuel 3e mandat qui nous tympanisent pendant que nous sommes dans une situation insupportable à laquelle on ne trouve toujours pas de solution. Ça veut dire que c’est l’idée qui est aujourd’hui en train de s’emparer petit-à-petit de la cité. Donc, si on ne se lève pas, on ne fait rien, nous serons jugés responsables de ce qui va advenir», a clarifié le reggaeman.
La manifestation en vue se veut citoyenne et non-violente, à l’image du déclic donné récemment par des jeunes maliens qui ont marché sans rien casser pour prouver à IBK qu’ils veillent à ce que leur Constitution ne soit pas touchée.
«C’est une manifestation de ce genre qu’on fera ce 17 juillet», précise Kamano.
Il n’est pas assez rare en Guinée de soupçonner des mains noires agissant dans l’ombre en faveur ou en défaveur d’un tel combat. A la question de savoir si c’est le cas avec cette marche planifiée pour le 17 juillet, la réponse du conférencier est sans équivoque :
«Il n’y a jamais eu de mains dans ce que je fais, moi. Aucun opposant guinéen n’aimerait me donner de l’argent sans vouloir s’afficher avec moi, c’est clair ! Parce qu’en fait, le résultat qu’un politique attend d’une personne célèbre comme moi, c’est de s’afficher avec lui. Le président de la République, s’il me donne de l’argent, c’est pour que je m’affiche avec lui à Sèkhoutouréya. Mais tel n’est pas le cas chez Elie. Je n’ai jamais fait la campagne d’un leader politique. Donc, tout ce que je fais, c’est vraiment citoyen», s’est justifié l’artiste avant d’inviter l’ensemble des jeunes épris de vertus démocratiques à se joindre à eux pour mener ce combat.
«Rendez-vous est pris pour ce lundi 17 juillet dans les rues de Conakry», a-t-il lancé en guise de conclusion.
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a cause de l impunite en guinee , meme les droguer ont pris la parole pour fustiger le regime du president alpha conde . bientot , ca sera le tour des fou qui vont se revolter contre alpha conde