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Insécurité : des graves révélations sur des hauts responsables de la sécurité

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Dans une interview qu’il a accordée à guineenews depuis sa cellule, Mohamed Diallo, alias ‘’Junior’’ a fait des graves révélations contre des responsables de la police et de la gendarmerie. Mohamed Diallo, à qui il est reproché d’être le cerveau de l’assassinat de Mme Aissatou Boiro, ex-directrice du Trésor public, dit qu’il a été arrêté à cause de son ONG.

«J’ai été arrêté parce que je suis le seul à détenir une ONG sur la sécurité à Conakry dénommée SCK (Sécurité Civile à Conakry) que j’ai  présentée au président Alpha Condé. Je suis allé en Sierra Leone pour rencontrer le chef protocole du président Ernest Bai Koroma qui s’appelle Alpha Kane. Ce dernier a mis à ma disposition un Français qui m’a conduit jusqu’au Palais Sékouthouréya. Arrivé, le président (Alpha Condé, ndlr) m’a demandé quelle était mon ONG et si je peux assurer la sécurité de la capitale. Il a ensuite regardé l’agrément de l’association et mon projet avant de me mettre en contact avec le général Ibrahima Baldé et Mohamed Gharé qui était à l’époque directeur national de la sécurité. Avec eux, nous avions décidé d’installer au niveau de chaque commune de Conakry, des jeunes en charge de la sécurité de leurs milieux », a-t-il expliqué.

Il a ensuite accusé les responsables de sécurité d’entretenir la sécurité pour avoir de l’argent : « Le fonctionnement de la police et de la gendarmerie est que ce sont les chefs même qui poussent les bandits dans la rue pour qu’ils puissent réclamer des budgets à l’Etat. On prend des bandits aujourd’hui et deux ou trois semaines après vous les retrouvez dehors. C’est à ça que je voulais mettre fin à travers mon ONG.  Puisqu’ils ont su que si cette ONG travaillait bien la population accuserait la police et la gendarmerie d’incompétence, ils passent  par tous les moyens pour me nuire. En 2012, j’ai quitté chez le général Baldé à 22 heures. Arrivé au niveau de l’Ecobank, j’ai été intercepté par la police en me disant que je suis demandé à la direction de la police judiciaire […]. Automatiquement, c’est la gendarmerie qui débarque et on m’a envoyé cette nuit là même à l’état major puis à la frontière de la Sierra Leone. Le général Ibrahima Baldé m’a donné 50 millions pour ne plus venir en Guinée. Il ne m’a jamais dit pourquoi je quittais le pays. Une semaine après mon arrivée en sierra Leone, je l’ai rappelé pour en savoir plus. C’est maintenant, il m’a dit que la police veut mon corps et que lui, il ne pouvait pas me garder à la gendarmerie. Comme j’ai décidé de revenir [en Guinée], ils ont tenté de comploter contre moi mais les jeunes léonais se sont opposés. »

Junior soutient que sa personne est en danger à cause des choses qu’il connait sur les services de sécurité : « Je crains pour ma sécurité parce que je suis le seul à connaître le secret de la sécurité guinéenne. Je suis le seul qui peut dévoiler comment la police et la gendarmerie travaillent parce que ce sont eux qui sèment la terreur à Conakry. »

Dans l’entretien, Junior a fait savoir qu’il n’est pas Peulh, mais que des gens ont voulu le considérer comme tel. Parlant de  »Souka », condamné depuis 2013, qui l’a cité lors de son procès, Junior dit que celui-ci serait contraint de citer. Puisque, selon lui, il ne connait même pas  »Souka ».

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