
Dans un communiqué lu sur la télévision nationale ce dimanche 02 décembre, les syndicalistes « dissidents » ont annoncé la levée du mot d’ordre de grève déclenchée depuis le 13 novembre 2017.
Néanmoins, les uns se sentent trahis par le 2è secrétaire général du SLECG, qui selon eux, se serait laisser à la merci des dons.
« Un recul stratégique pour organiser le congrès du SLECG envue d’élire un secrétaire général qui puisse diriger le mouvement, l’intervention des religieux (El hadji Mohamed Saliou CAMARA,premier imam de la mosquée Faycal et Mgr Vincent COULIBALY, archéveque de Conakry, ndlr) et le fait que le 2è secrétaire général du SLECG s’est laissé dominé par les dons des politiques ».
Voici des aspects cités qui sont à la base de la suspension du mot d’ordre de grève, d’après Amara Mansa DOUMBOUYA.
Qui est victime de la fatiha qu’ils ont prononcé à l’endroit de quiconque trahirait le mouvement?
D’ailleurs, c’est ce 3è aspect qui crée de l’imbroglio au sein de ce mouvement syndicaliste. Aboubacar SOUMAH aurait reçu « des sacs de riz, des bidons d’huile et une voiture de la main du fédéral de l’UFDG de Matam ».
Un acte qui ne pourrait guère etre digéré par ses camarades qui le lui ont reproché. Leur seul et unique espoir n’est fondé dorénavant que sur ces 2 religieux cités ci-haut pour transmettre leur cri de cœur au gouvernement. Une crise de confiance s’installe désormais entre les défenseurs des droits des enseignants guinéens. Quelle destinée donc pour ce corps?
Après 3 semaines de cessation des cours, suivie des dégâts qui ont provoqué la mort de deux élèves à Conakry, les activités économiques arrêtées etc., les résultats sont pour le moment sans gain de cause. Une perte pour les victimes!
Autrement dit: qui a trahi qui?
Cette question mérite d’etre posée,bien sûr! A en croire Amara DOUMBOUYA, quand ils étaient en prison, Aboubacar SOUMAH les a accusés d’avoir reçu une somme importante de la part du ministre de l’Enseignement pré-universitaire contre la suspension du mot d’ordre de grève. « Ils sont donc frappés par la Fatiha », dixit A. SOUMAH. Et à présent, c’est son tour d’être victime aussi du simple fait qu’il est décrié pour ses « actes ».
Dansa Camara DC
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C’est très bien mon grand. Je suis fier. Y’a une cohérence d’idées dans ce que tu dis. En plus, on tire l’information dans tes analyses.
Courage et bonne chance.