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Guinée: Les ONG multiplient les efforts pour freiner l’immigration clandestine

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C’est le cas de la structure TIBA COM qui a organisé ce samedi 1er octobre 2016 en partenariat avec le collectif des ONG et associations de Guinée une conférence débat sur le thème “Jeunesse et immigration clandestine en Afrique, tendance, conséquences et spécial focus sur le cas guinéen” à la Blue zone de Sonfonia dans la commune de Ratoma en banlieue de Conakry.

Selon les organisateurs, l’objectif de cette rencontre est de faire comprendre aux candidats à cette immigration les dangers de cette pratique.

Dans son discours, Ahmed Tidiane Bah de TIBA COM a dit que les jeunes guinéens doivent prendre leur responsabilité en main.

“Il y a une nécessité de se dire en face qu’il y a problème. Ce problème doit être pris au sérieux par tout un chacun. Il faut que les jeunes sachent que cette pratique n’est pas bonne. Il faudrait aussi qu’on amène nos autorités à s’intéresser à l’emploi des jeunes”, a-t-il ajouté.  

Dans leurs exposés, les conférenciers professeur Amadou Oury Koré Bah doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion de l’université Lansana Conté de Sonfonia, Lucien Bendou Guilao ancien ministre des guinéens de l’étranger, directeur de l’office national de la formation et du perfectionnement professionnel et Pépé Guilavogui du projet booster les compétences pour l’employabilité des jeunes ont dénoncé le caractère illégal et clandestin de l’immigration.

Plus loin, ils ont proposé des solutions qui sont entre autres, la sensibilisation avec un apport des médias, la redéfinition du cadre de la formation, la fourniture d’un effort personnel des jeunes dans le cadre de leur formation et de la recherche du premier emploi, la création des meilleures conditions de vie par les gouvernants dans les pays de départ.

“Au départ si les jeunes ne sont pas formés, ils n’ont pas d’emploi, ils seront toujours tentés par l’exil en pensant que c’est la seule alternative. Ensuite, il y a le séjour à l’étranger. Celui qui vit à l’étranger c’est quelqu’un qui est trop fragile même s’il a tous ses documents de voyage. Et si l’intéressé est allé dans l’illégalité, c’est plus grave parce qu’il y a le chômage. Même s’il travaille, il est moins payé. Enfin, il y a le retour volontaire ou forcé. Ce qui est d’actualité”, affirme Lucien Guilao.

La cérémonie s’est terminée l’émouvant témoignage d’un jeune guinéen du retour de Maroc où il a passé plusieurs mois dans une forêt dans des conditions qui ne sont pas souhaitables. En voulant rejoindre l’Europe, ce diplômé de l’université guinéenne a fait savoir que des passeurs l’ont escroqué trois mille euros.

Il y a quelques jours, une dizaine de guinéens a été rapatriée collectivement de la Belgique.

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