
Dans une déclaration publiée mercredi, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) accuse l’inspecteur général de l’Education de Labé d’être le responsable des violences produites dans ces trois jours.
Le parti de Cellou Dalein Diallo a d’abord dénoncé la dispersion des manifestants qui suivaient un itinéraire accepté par les autorités communales, avant de condamner les violences qui s’en ont suivi : «En dépit de l’acceptation de cette marche par les autorités locales, elle a été violemment interrompue par les forces de l’ordre qui ont dispersé les manifestants par des jets de gaz lacrymogène. De véritables expéditions punitives sont lancées par les forces de gendarmerie et de police, parfois appuyées par des responsables du parti au pouvoir pour agresser et violenter les paisibles citoyens de la Commune urbaine de Labé. Cette situation est d’autant plus inacceptable que la marche était autorisée, qu’elle s’est déroulée dans le calme et la bonne humeur suivant l’itinéraire agréé par les autorités. Ces répressions assorties d’arrestations brutales qui se poursuivent encore dans la plupart des quartiers de la Commune Urbaine se sont déjà soldées par plus d’une trentaine de blessés dont un par tirs à balles réelles. Le Préfet de Labé a d’ailleurs reconnu l’utilisation des armes à feu. L’hôpital régional, le personnel médical et les patients n’ont pas été épargnés par la violence des forces de l’ordre qui ont littéralement pris d’assaut ledit hôpital. Le siège de l’UFDG et le domicile de son Secrétaire fédéral ont été saccagés et vandalisés. De nombreux kiosques et engins roulants appartenant à des citoyens ont été pillés ou calcinés. »
L’UFDG a ensuite accusé Mory Sangaré, l’IRE de Labé, d’être à l’origine de ces violences, puisque n’ayant pas respecté l’article 26 de la Constitution qui prône la neutralité des cadres de l’Administration : «Dans le cas d’espèce, Mr Mori Sangaré, Secrétaire fédéral du RPG arc-en-ciel à Pita, Parrain de l’ANESPAC (Association Nationale des Enseignants pour le Soutien au Professeur Alpha Condé) et membre actif du Mouvement Djokken Alpha a utilisé sa fonction d’Inspecteur Régional de l’Education de Labé pour muter arbitrairement ses adversaires politiques en prélude des prochaines consultations électorales. C’est pourquoi, l’UFDG le considère comme étant le principal responsable des évènements malheureux survenus à Labé. »
« La Direction Nationale exige l’arrêt de ces brutalités, la libération sans condition de toutes les personnes arrêtées, l’identification et la poursuite des auteurs de ces exactions commises par les forces de l’ordre et la réparation des préjudices subis par les victimes. De même, elle exige l’arrêt des actes d’exclusions et de discriminations politiques en cours au sein de l’administration guinéenne. C’est à ce titre que l’UFDG réclame des sanctions administratives à l’encontre de Mr Sangaré sans préjudice de poursuites judiciaires », lit-on ensuite dans cette déclaration.Â
Si cette situation qui prévaut actuellement vise la déstabilisation de l’UFDG, le parti dit clairement avertit : «En tout état de cause, l’UFDG réitère qu’elle ne cédera ni aux provocations, ni aux intimidations de toutes sortes et qu’elle usera de tous ses droits légaux pour le triomphe de la vérité et de la justice. »
Sélectionné pour vous : Violences post-électorales en Guinée: Les tristes témoignages de deux victimes


