
Le président Alpha Condé a profité de la session des finances de l’Assemblée nationale, tenue au mois d’octobre pour annoncer à la face du monde que l’Etat guinéen était capable de financer ses propres élections locales et présidentielles.
La balle a été prise au rebond par la commission électorale nationale indépendante qui n’a pas hésité à plafonner le budget électorale à plus de 500 milliards de nos francs.
Mais au fur et à mesure qu’évoluent les choses l’opposition a suspecté une manière voilée de tricher ces élections, le gouvernement guinéen vient de s’abriter derrière un argument connu relatif au coût de la lutte contre Ebola pour faire marche arrière.
Par la voix de son porte-parole, l’Etat guinéen souscrit au principe d’appui financier de l’Union européenne dans le cadre du processus électoral « compte tenu de l’impact d’Ebola sur l’économie ».
Le communiqué gouvernemental précise qu’à cause du « lourd impact de l’épidémie sur l’économie, le gouvernement guinéen a d’ores et déjà adhéré au principe d’appui financier de l’Union européenne dans le cadre du processus électoral. La Guinée continue à étudier avec ses partenaires internationaux, tous les appuis financiers et techniques permettant d’assurer des élections libres et transparentes »
D’après nos dernières informations, la mission de la CENI qui séjourne à Paris et conduite par son président, le directeur de la planification et son adjointe, mais aussi le vice-président mettra le cap sur Bruxelles, question de rencontrer les patrons de l’Union européenne pour dit-on parler des conditionnalités du bailleur de fonds.
De là, il n’est pas interdit de dire que le pouvoir de Conakry a joué à un revirement spectaculaire. Alors, de qui voulait se moquer donc le président guinéen ? Certainement de ses conquérants politiques qu’il qualifie de ‘’nain’’ politique et de petits comptables.
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