
Du 2 au 3 février s’est tenu à Conakry, l’atelier national de restitution des résultats de deux études menées dans le cadre du Projet hydroélectrique baptisé FOMI avec l’appui technique de la Global Water initiative (GWI) sur financement de la Fondation Howard G. Buffet.
L’objectif principal de cet atelier est de restituer aux acteurs et partenaires nationaux concernés les deux études réalisées en 2012, sur les thèmes de l’accord écrit et du partage des recettes de l’électricité, afin de contribuer à la finalisation des rapports. Cela permettra d’ajuster et de compléter les documents provisoires proposés par les consultants. Dans son discours de bienvenue, le président de la coordination nationale des usagers et usagères des ressources naturelles du bassin du Niger (CNU-Guinée) a remercié les partenaires pour leur constance dans l’accompagnement de la Guinée dans la mise en œuvre du barrage FOMI. M. Jean Edouard Sagno a déclaré que le défis autour de ce projet est extrêmement important et pour ce faire, il interpelle la contribution de tous et à tous les niveaux.
En parlant au nom du directeur régional de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), M. Aboubacar Awaiss a rappelé que la Guinée étant nouvellement membre de l’UICN est un des premiers partenaires dans le cadre de la mise en œuvre de l’approche du projet. L’orateur a confié que depuis 2009, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) pilote en consortium avec l’Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED) l’initiative globale régionale Global Water Initiative – Afrique de l’Ouest (GWI-AO). Elle s’inscrit dans une démarche de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) pour l’amélioration des conditions de vie des populations locales.
La première phase de cette Initiative régionale, de 2009 au 2012, visait à promouvoir l’utilisation multiple et le partage des bénéfices autour des réservoirs de barrage en Afrique de l’Ouest. La deuxième phase qui a démarré en 2013 et se terminera en 2017 vise à promouvoir la sécurité alimentaire pour le paysan à travers un meilleur accès à l’eau.
En fait, les experts ont remarqué que l’expérience en Afrique de l’ouest montre que la réinstallation des populations locales déplacée constitue une transformation sociale qu’il faut réussir pour éviter que ces populations recassées ne vivent avec des sentiments d’injustice et de frustration sur plusieurs générations comme ce fut le cas pour certains ouvrages tels que Kainji au Nigéria, Akossombo au Ghana, Manantali et Sélingué au Mali, Garafiri en Guinée.
La réalisation de Fomi permettra une production électrique renouvelable de 374 GWh/an en moyenne.
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