
La préfecture de Kouroussa située à plus de 500 kilomètres de la capitale Conakry peine à ce jour à amorcer son véritable élan de développement et ce, sur tous les plans.
L’essentiel des domaines rizicoles cultivables et autres spéculations n’ont pas encore connu leur aménagement. Il faut noter que les autres secteurs d’activités de la préfecture sont déficitaires avec des indicateurs et ratios hors normes notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau potable, les infrastructures administratives et routières.
Dans le domaine de l’éducation, malgré un taux brut de scolarisation (TBS) de 71% pour la zone urbaine et 65% pour les communes rurales, ce qui place la préfecture au second rang de la région. Il ya des localités rurales dont le TBS est encore inférieur à 40%, comme dans la commune rurale de Doura. Les ratios élèves/maîtres et élèves/salles de peu inférieur et/ou supérieur aux normaux (45 urbains et 40 rurales) sont de 50,10 et 39,60. Il reste entendu qu’à Kouroussa, malgré les efforts fournis par certains partenaires, le besoin de construire 180 salles de classes au primaire, deux collèges et trois lycées ruraux s’impose de toute urgence.
Quant au besoin en enseignant, il se chiffre à 125 pour l’élémentaire et 90 au secondaire pour l’année scolaire 2014-2015, sans compter la construction des bâtiments administratifs et autres logements pour enseignants. Tenez, au lycée A. Cabral et le collège Soundjata (ex dortoir de l’ex faculté d’agronomie de la première république) abrite 2.577 élèves dont 846 filles. Ces deux établissements du secondaire restent dans un état incommode.
Ils manquent de clôture, bibliothèque, directions, toilettes et autre point d’eau. Au plan de la santé, en dehors de la couverture vaccinale qui est respectivement de 98% et 100%, on note un besoin criard de médecins et d’agents de santé. Une couverture géographique en postes de santé pour tous les districts avec un besoin de 34 postes de santé et 46 agents.
De l’eau potable et de la maîtrise de l’eau. A ce niveau, les besoins en point d’eau de forage se chiffrent à 454 unités pour la préfecture. Les domaines rizicoles offrent une surface de 5.135 hectares, tandis que les domaines maraîchers sont dans l’ordre de 89 hectares. Tous ces périmètres sont aménageables, mais faut-il des moyens et de gros moyens.
C’est pour relever tous ces défis que les fils ressortissants et les autorités préfectorales sont à pieds d’œuvre pour la tenue d’un grand forum pour le renouveau de la cité qui a vu naître le célèbre écrivain du roman ‘’ L’Enfant noir’’ Camara Laye.
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