
Lors de la manifestation du lundi, plus d’une trentaine de personnes ont été blessés, dont une par balle. Plusieurs militants ont été arrêtés par les forces de l’ordre. Le mardi, des agents de sécurité sont allés brutalisés des malades à l’hôpital préfectoral.
«Ce qui s’est passé à Labé ces trois jours c’est du jamais vu. Pour la seule nuit d’hier (mardi 3 février, ndlr), plus de cent arrestations, des boutiques vandalisées. Même le deuxième secrétaire à l’organisation du parti, Bachir Koula, est aux arrêts. Nous aussi nous nous attendons à être arrêtés, mais nous n’allons pas reculer, ils veulent étouffer l’UFDG à la base, nous n’allons pas reculer», a fait savoir Aliou Laaly Diallo, responsable des jeunes du parti à Labé.
Pour mâter les manifestants, on parle de forces de sécurité venues de Faranah, de Kindia, de Mamou en appui à celles de Labé.
Joint au téléphone, M. Aliou Laaly que plusieurs motos et des téléphones portables ont été emportés par les forces de l’ordre.
« Pire, quinze camions de forces de défense et de sécurité en provenance de Kindia et de Mamou sont arrivés à Labé. La ville est militarisée. Aujourd’hui comme les deux précédentes journées, il n’y a pas de marchés, les boutiques et les magasins restent fermés. Face à cette situation tendue», a-t-il souligné, avant de déplorer les bastonnades des médecins et malades à l’hôpital et le retrait de leurs téléphones.
En protestation contre cette invasion des forces de l’ordre à l’hôpital, les médecins ont refusé d’aller ce mercredi au travail. Et ce, malgré l’injonction du responsable de l’hôpital.
Ce mercredi, un imam a été battu par des agents des services de sécurité à Daka et ont brûlé des motos.
La ville de Labé n’avait pas connu une telle situation. C’est comme si on était dans certains quartiers chauds de Conakry.
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