
L’arrêt de la Cour constitutionnelle sur le code électoral continue de faire polémique. Et cette fois, c’est le RPG Arc-en-ciel qui se mêle dans la danse en critiquant fortement la décision de validation du code électoral.
C’est à l’occasion de l’assemblée générale du RPG Arc-en-ciel tenue le samedi 1er juillet 2017 qu’Alpha Ibrahima Keira, membre du bureau politique national dudit parti, s’est exprimé en tirant à boulets rouges sur la Cour constitution.
Mais ce qui fait mal à M. Keira, c’est le fait que la Cour a retiré des éléments du texte qui donnaient plus de pouvoir au ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation dans l’organisation des élections : « Compte tenu de l’importance et de la sensibilité du document, un observateur trouvera inopportune cette décision de la Cour constitutionnelle de vider du projet du code électoral qui lui a été soumis de quelques dispositifs et demander au président de la République de le promulguer. C’est fait à dessein quand on sait que la Cour constitutionnelle ne travaille pas toute l’année et elle ne fait qu’utiliser le budget de l’Etat, sans résultat sur le terrain. […] Nous sommes surpris que pour un dénouement issu d’un dialogue politique que la Cour se comporte de cette manière.»
Poursuivant son intervention, Alpha Ibrahima Keira dit avoir trouvé les raisons qui ont prévalu à la décision de la Cour constitution : « Le RPG dit non parce que cette loi sur le code électoral amendé porte des germes de contentieux. La Cour a intérêt qu’il y ait des contentieux électoraux parce que cela lui permet d’avoir de l’argent. Alors, cela ne marchera pas, c’est une escroquerie.»
Que souhaite M. Keira ? C’est le retour du code électoral à l’Assemblée nationale : «Nous souhaitons que la Cour constitutionnelle nous renvoie à l’Assemblée nationale. La Cour doit demander aux députés de se repencher sur leur copie et lorsqu’ils auront fait des propositions acceptables, conformes à la loi et tout en tenant compte des observations de la Cour constitutionnelle, en ce moment, le président de la République va revoir avant de passer à la promulgation. C’est un piège qui a été tendu par la Cour constitutionnelle aux partis politiques ainsi qu’aux députés. Il ne faut pas faire un complot contre le président de la République. On ramènera le document à l’Assemblée nationale pour une deuxième lecture.»
Reste à savoir si la Cour constitutionnelle, dont la décision est sans recours, va entendre Alpha Ibrahima Keira.
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