Connect with us

Conakry : Environnement mal sain Le gouverneur se défend …

Publié

Le

La gestion des déchets dans la capitale Conakry, bien que répondant aux mêmes enjeux que  dans certaines villes de l’intérieur du pays, se caractérise par des modalités de mise en œuvre très différentes, qui s’adaptent  aux réalités socio-économiques locales.

D’une  façon  générale,  les municipalités,  en  charge  du  service, manquent  de moyens  institutionnels,  humains,  techniques et financiers, pour en assurer  le bon fonctionnement.  La mise en œuvre  incomplète des processus  de décentralisation les rend fortement dépendantes de transferts de l’Etat souvent insuffisants ou inadaptés aux besoins.

La faiblesse des moyens des municipalités laisse une large place au secteur informel, plus ou moins organisé et  non régulé. Le secteur informel se positionne principalement sur le service de pré-collecte des déchets et sur les  filières de récupération. Il tire sa rémunération de la facturation aux ménages du service d’enlèvement des déchets  et de la vente des produits récupérables. Le reste des déchets est souvent déposé de façon anarchique dans des  dépôts non contrôlés.

En rencontrant les élus locaux de la capitale ce 2 juillet 2015,  le  gouverneur de la ville de Conakry a reconnu que les dysfonctionnements du système formel et l’absence de régulation du système informel engendrent alors une  prolifération de déchets dans  les espaces publics, avec des effets  induits en  termes de diffusion de maladies,  de pollution de  l’air, des sols et des eaux, d’atteinte à  la biodiversité et d’émission de gaz à effet de serre.

Aux dires de M. Soriba Sorel Camara, le  phénomène prend aujourd’hui une importance préoccupante, en raison d’une part de la croissance urbaine exponentielle des dernières décennies, et d’autre part de l’accès croissant des populations à des marchés de consommation générant davantage de déchets non-biodégradables et complexes (emballages, plastiques, piles, etc.). Les déchets organiques restent cependant souvent majoritaires. La gestion des déchets ménagers devient ainsi une priorité des collectivités territoriales. Les collectivités territoriales et leurs groupements peuvent conclure des conventions  avec des collectivités territoriales étrangères et leurs groupements, dans les limites de leurs compétences et dans le respect des  engagements internationaux… »

Selon la Banque Mondiale, dans son document stratégique de lutte contre la dégradation de l’environnement, les habitants des villes de la planète (environ 3 milliards d’habitants) ont généré de l’ordre  de 1,3 milliards de tonnes de déchets solides, leur coût de gestion étant évalué à 205,4 milliards de dollars au total. A l’horizon  2025, 4,3 milliards de personnes habiteront en ville (+43%), produisant 2,2 milliards de tonnes de déchets solides (+70%)  pour un coût de gestion de 375,5 milliards de dollars (+83%).

Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Copyright © 2014-2019 GUINEE360.
Made with ❤️ in 🇬🇳 by FXBNO.