
Les députés du groupe parlementaire libéral démocrate accusent le président de l’Assemblée nationale et le secrétaire général de l’institution d’être de connivence avec la mouvance présidentielle pour bafouer les travaux de la session. Le jeudi 1er juin 2017, le Mohamed Bérété a apporté des précisions sur ses prérogatives à l’Assemblée nationale.
Mohamed Bérété, le secrétaire général de l’Assemblée nationale se dit dépassé par des accusations portées contre lui par les députés de l’opposition. Il précise qu’il n’exerce qu’une fonction administrative au parlement: «  Les projets de lois sont d’origine gouvernementale et les propositions de loi sont d’origine parlementaire. Le secrétariat général reçoit des papiers, des textes, des dossiers adressés au président de l’Assemblé qui n’assure qu’une fonction d’administration… »
Il est accusé d’être de connivence avec la mouvance présidentielle pour bloquer certains projets de lois. Mohamed Bérété s’est opposé à ces allégations: «  l n’y a pas que la mouvance dans le bureau, l’opposition y est suffisamment représentée. Donc s’il y a problème, ce que le bureau a entériné. Est-ce que c’est la faute au secrétaire général? Lui il ne fait que présenter des textes, et éventuellement à la demande des membres du bureau, il les assiste à résoudre certains problèmes à caractère technique. Le secrétaire général n’a aucun pouvoir de prise de décision quant à dire on retient ce texte, on décline cet autre… »
Le secrétaire général du parlement dit que si les normes requises sont respectées, il n’y a aucune possibilité de bloquer un projet ou une proposition de loi: « Si vous êtes à saisir le bureau et si vous êtes dans le deéai de saisine, vous le saisissez et puis on vérifie si vous respectez toutes les normes requises et puis on fait passer les textes… »
Les députés accusent l’administration parlementaire de retarder les travaux de cette institution alors qu’ils sont souvent absents et travaillent peu lorsqu’ils sont là , s’est insurgé Mohamed Bérété. Il accuse en retour le gouvernement qui ne respecte pas le dépôt des projets de lois et les députés qui, selon lui, n’accordent pas du sérieux aux travaux.
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