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Faranah : Le RPG s’oppose à l’installation des démembrements de la CENI

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C’est pour dérouler son chronogramme de l’élection  présidentielle du 11 octobre 2015 que la CENI a déployé sur le terrain des missionnaires pour le renouvellement de ses démembrements. En plus de l’installation des personnes désignées par leur base, elles  ont prêté serment avant d’être formées.

D’après nos informations la mission a été conduite par Dr. Oumory Sanoh, Trésorier de la CENI. Dès son arrivée, la mission a tenu à la diffusion par la radio rurale du communiqué de la CENI relatif à l’installation de ses démembrements. Elle s’est ainsi attelée à des prises de contacts et d’explication sur les biens fondées de l’opération au niveau des autorités. Elle a successivement rencontré le chef de cabinet du gouvernorat, le préfet, le commandant de la gendarmerie, le commissaire central de la police et les autorités judiciaires. A tous les niveaux, les personnes rencontrées ont dit leur bonne volonté d’accompagner le processus électoral jusqu’à son terme. La mission proprement dite a débuté au centre d’éducation électorale et civique (CECE) où les délégués de la société civile, de l’administration et des partis politiques (mouvance et opposition) s’étaient retrouvés.

Il est ensuite revenu au chef de la mission de demander une séance de prière (musulmane et chrétienne) pour la paix dans le pays. Pour rentrer dans le vif du sujet, Dr. Oumory Sanoh a remercié les uns et les autres pour la mobilisation. Il s’est félicité de la réussite de ses précédentes missions à Faranah. L’intervenant a, de façon détaillée partagé les termes de référence relatifs à l’installation des démembrements  avec ses interlocuteurs. «  A chaque fois que je dois venir à Faranah, je suis content. Faranah est une des préfectures de la Guinée que la CENI félicite pour le climat de paix qui règne avant, pendant et après les élections. Nous demandons à Faranah de garder cette belle image et ce bel exemple de culture de la démocratie en Guinée. A la CENI, la CEPI de Faranah est aussi citée en exemple » A dit le commissaire de la CENI sous les applaudissements de l’assistance.

Dr. Sanoh a aussi rappelé les conditions à remplir pour être de la CEPI et de la CESPI. Il a rappelé que la CEPI de Faranah doit comprendre 15 membres dont 3 de la société civile, 2 de l’administration, 5 de l’opposition et de 5 de la mouvance présidentielle. C’est à l’issu de ce rappel que le commissaire a procédé à la validation des différentes listes. Au constat, seule la mouvance présidentielle avait une divergence dans son rang et pour cause, elle avait présenté deux listes distinctes (sections RPG de Faranah 1 et Faranah 2).

Face à cette question, le commissaire de la CENI a déclaré que son institution n’a pas pour vocation de choisir une liste au détriment d’un autre et que sa mission est de s’assurer du consensus autour des personnes désignées. Mais voyant la tension montée dans la salle, le chef de la mission a renvoyé dos à dos les uns et les autres, une manière de faire baisser la tension des deux camps. Constatant l’échec de la conciliation entre les deux protagonistes, Dr. Oumory a, en concertation avec les formateurs décidé de l’installation des autres membres de la CEPI dont la désignation ne souffrait d’aucune contestation, c’est –à- dire le plan ‘’B’’. C’est ce plan ‘’B’’ qu’aucun des deux camps opposés de la mouvance ne voulait entendre.

Très tôt le matin du 24 mars, les membres des deux camps ont envahi les lieux de la rencontre avec des armes blanches en main et des menaces de violences dans les bouches. « Personne ne sera installer ici sans la mouvance, le commissaire de la CENI choisira ce matin une liste et s’il se trompe, il laissera sa vie ici. Nous allons les bruler avec leurs voitures… » Proférait un des leaders d’un groupe. Alerter sur le danger qui l’attendait, le chef de la mission a rencontré madame le préfet qui n’a pas manqué d’avouer son impuissance quant à la garantie de la sécurité des membres de la mission. Les propos du préfet ont été confirmés par le commandant de la gendarmerie.  C’est sur ces risques grandissants que la mission a continué sur la ville de Kissidougou.

Il a fallu attendre le 30 mars, c’est-à-dire après l’étape de Kissidougou et ce à l’issu d’âpre discutions et négociations nocturnes que les deux camps de la mouvance sont parvenus à un consensus. Et par plébiscite, le président sortant de l’antenne préfectorale a été élu comme président de la CEPI.

A noter que la préfecture de Faranah compte 12 sous préfectures.

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