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Guinée : « L’Etat perd 140 milliards chaque année  dans l’Enseignement supérieur» selon Yéro Baldé

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Ce vendredi 3 mars 2017, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique était  dans les  GG de la radio Espace Fm. En toile de fond, la situation des 140.0000 étudiants  fictifs dans les universités publiques et privées de la capitale, la bio métrisation des étudiants sur la base d’un contrat avec les différentes institutions d’enseignements supérieurs du pays et la détection de 912 étudiants doublons à Koffi Annan  lors du contrôle dans certaines universités de Conakry.

Pour le ministre Abdoulaye Yéro Baldé, cette campagne de la bio métrisation et l’enrôlement des étudiants ne vise personne : « Nous ne sommes contre personne, non plus contre les initiatives privées. Mais  nous voulons assainir notre système éducatif, le rendre performant et compétitif à l’échelle africaine et mondiale. Regardez déjà pour cette première expérience, nous avons pu détecter ici à Conakry seulement 46000 étudiants fictifs et 912 doublons enregistrés. Cette magouille est une chaîne et tout le monde est coupable y compris moi s’il faut le dire

Poursuivant, le ministre déplore les distorsions et les interprétations subjectives et affirme : « Les uns et les autres font un mauvais procès. Pour un départ, beaucoup voulaient qu’on oriente plus les étudiants dans les universités privées, mais moi j’ai refusé. Ce que je demande et que les universités privées parviennent à se qualifier davantage, elles doivent se spécialiser comme certaines universités de la sous-région. Imaginez dans Conakry seulement, nous avons 32 universités privées, mais la magouille est pratiquée dans toutes les universités, qu’elles soient publiques ou privées. Cette réforme doit continuer pour davantage rendre le système performant. Il faut que ça soit pérenne. Il faut assainir la cuisine interne et je dis que tout le monde est coupable dans cette magouille généralisée. Chaque année, l’Etat perdait 140 milliards et ses montants faramineux seront injectés désormais  dans la construction des infrastructures scolaires, universitaires, la formation des formateurs et sans doute l’amélioration de conditions de vie des enseignants ».

Dans la même ambition, le ministre lance un ultimatum aux fondateurs des universités de pouvoir s’organiser et surtout se spécialiser dans des domaines précis : «J’en appelle aux fondateurs des universités de qualifier leur enseignement et d’être compétitives comme les universités privées du Sénégal, bref celles de la sous-région

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