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Guinée: que faut-il pour favoriser l’épanouissement de la Guinéenne?

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La couche féminine est la plus importante en Guinée, mais c’est elle la plus oubliée. A l’école, en famille, dans l’Administration, les jeunes filles rencontre assez de difficultés. Ce qui empêche leur épanouissement.

C’est pour inverser cette tendance que l’ong “Entreprendre ensemble” a jugé utile d’organiser des tables rondes sur différents domaines, notamment la politique, la santé, le sport, l’éducation. Au cours de ces tables rondes, qui se tiennent à la Bluezone de Kaloum, les experts dans ces domaines vont débattre de ces problématiques.

L’idée est de discuter avec des personnes influentes dans ces différents secteurs pour comprendre un peu la situation, voir les obstacles auxquels les femmes font face dans ces différents domaines et comment on peut mettre sur pied un programme spécifique qui va pouvoir répondre à leurs besoins”, a déclaré Maïmouna DIAKHABY, présidente de ‘’Entreprendre ensemble’’.

Plus loin, Mme Maïmouna estime qu’il faut que les jeunes filles poursuivent leurs études jusqu’au bout afin de leur éviter plusieurs maux qui peuvent même se répercuter sur la société en général: “La femme reste le baromètre de la société guinéenne. Malheureusement cette société ne va pas très bien. Les femmes non plus. La problématique centrale c’est le déficit en matière d’éducation. Quand les femmes ne sont pas éduquées elles sont plus enclines à être pauvres, à subir de la violence conjugale ou d’autres violences, elles ont plus d’enfants et le taux de mortalité infantile est plus élévé parce que, malheureusement, elles manquent d’éducation pour leur épanouissement ou celui de la famille. Et finalement cela a des répercussions sur toute la société.”

Quant à Dr Ibrahima Moréah Conté, ancien haut cadre de l’Enseignement supérieur, il a déclaré qu’il faut avant tout faire un étant des lieux: “Il faut d’abord faire un état des lieux, savoir quelle est la situation actuelle. A partir de cet état des lieux, réfléchir et faire des propositions dans le cadre de l’intégration plus poussée des jeunes filles dans le système éducatif. Il y avait déjà beaucoup de stratégies qui avaient été mises en place. Il faudrait remettre ces stratégies en place. Ces stratégies avaient amené à créer au niveau du système éducatif, les comités genre et équité qui existent jusqu’à présent.”

Les statisques montrent un taux élevé présence de filles dans le système scolaire. Mais, selon Dr Ibrahima Moréah, il faut trouver des politiques pour pouvoir maintenir ces filles à l’école jusqu’à la fin du cycle: “La proportion des filles est élevée u niveau du système éducatif. Mais le problème, c’est comment les garder depuis l’élémentaire jusqu’au supérieur. Et comment les amener à supporter tout cela. Quelles politiques, quelles statégies on doit pouvoir mettre en place.”

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