
Honorable Jean Marc Telliano, président du RDIG
« Notre combat se trouve dans l’application des closes des accords du 3 juillet 2013»
Dans cette interview que nous a accordée le président du RDIG (Rassemblement pour le Développement Intégré de la Guinée), Honorable Jean Marc Telliano parle de la vie de son parti, de son discours tenu lors du meeting de Bonfi, de la fièvre hémorragique à virus Ebola et de la CENI dans sa phase actuelle.
Lors du meeting de l’opposition tenu au stade de Bonfi, vous aviez laissé entendre que l’étape de Kaloum sera l’assaut final. Du coup, la mouvance a crié à la violence et à tant d’autres actes antidémocratiques. Votre réaction
J’ai pitié de mes amis de ma mouvance et tu sais pourquoi, ils n’ont pas de nouveau d’analyse et de compréhension des mots et de leurs sens. Nous ferons partir Alpha Condé par les urnes. Dire l’assaut final peut avoir assez d’interprétations. Mais, dans un vocabulaire politique cela annonce la fin d’un système installé par les urnes et qui partira par les mêmes urnes. Les gens de la mouvance ne doivent pas avoir peur de l’après Alpha. C’est de cette période qu’ils ont trop peur. Nous ne ferons jamais du mal à quelqu’un.
Quelle est votre analyse de la situation d’Ebola en Guinée forestière en particulier d’où est partie la maladie et en Guinée en général ?
C’est vrai. Ce virus est devenu une grande préoccupation pour le monde entier. J’ai souvent mal au cœur quand j’attends dans les medias internationaux certaines informations concernant la Guinée. Les gens nous indexent partout. Chez moi dans la région forestière, beaucoup de famille ont été endeuillées comme dans plusieurs autres localités de la Guinée et chez nos voisins du Libéria, de la Sierra Leone et au Nigeria. Je condamne fermement l’Etat guinéen et ses dirigeants pour avoir agir tardivement dans la lutte contre le virus. J’appelle cet état de fait comme étant le médecin après la mort. Mais, vaut mieux tard que jamais. Des moyens gigantesques sont fournis aujourd’hui par la communauté internationale dans le but de nous débarrasser de cette maladie. Je pense bien qu’avec une large sensibilisation et une bonne communication, le mal pourra être éradiqué, mais pas en 60 jours comme le croit le comité national de docteur Sakoba Keïta. Beaucoup sont ceux qui ont pensé que la maladie était imaginaire, parce que tout simplement les gens ne croient plus au gouvernement et à l’Etat. Je lance un appel qu’on ne politise pas cette maladie, elle est réelle et ne connait pas d’appartenance politique ou ethnique. Dans la sensibilisation, il faut fortement impliquer les médias et les leaders d’opinion.
Je profite de cette interview pour fustiger le comportement des administrateurs territoriaux à la base. J’ai récemment fait un don de trois cent cartons de savon, trois cent cartons de clore et trois cent cartons d’eau de javel destinés aux communautés et allant dans le sens de la prévention contre le virus Ebola. Le dit don a été présenté au maire de la commune de Guéckédou, qui a son tour l’a présenté au préfet. Ce dernier à son tour a déclaré à mes missionnaires que le don doit être remis au comité interministériel de lutte contre Ebola. C’était sa manière de retourner le don privant ainsi les populations de quoi se prévenir contre la maladie.
Pendant que les activités politiques semblent tournées au ralenti, la CENI s’active sur le terrain en corrigeant la cartographie des bureaux de vote. Votre commentaire sur cet état de fait ?
Oui, pendant que nous sommes entrain de s’activer pour la santé des populations, la CENI s’active pour semer des troubles dans le pays. Elle ne veut pas la paix en Guinée. La CENI pense que nous n’existons pas sur le terrain, c’est là ou elle se trompe. C’est une fuite en avant. Notre combat se trouve dans l’application des closes des accords du 3 juillet 2013 signés sous l’égide de la communauté internationale. Le président de la CENI doit savoir qu’on ne lui laissera plus faire ce que bon lui semble. Si on n’a pas l’intention de nous cacher des choses, pourquoi agir sans nous faire partager certaines choses à l’avance allant dans le sens des préparatifs des futures échéances électorales.
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