
Il s’est passé un moment extraordinaire à l’occasion du lancement de la 2e édition de la Semaine nationale de la citoyenneté et de la paix ce mercredi 1er novembre 2017 au Palais du peuple.
Après les discours des officiels, l’artiste Takana Zion, mouchoir blanc en main, monte sur scène sous les applaudissements du public.
Le regaeman, comme dans son habitude, salue la foule en se prosternant très légèrement sur le podium en guise de respect pour les téléspectateurs.
«Nous sommes ni de Droite, ni de Gauche. Nous sommes pour le peuple de Guinée. Nous sommes pour la paix et l’unité nationale. Donnons sur la chance à chaque citoyen de contribuer à la paix dans le pays», introduit-il, ajoutant son soutien indéfectible au ministre de l’Unité nationale Gassama Diaby. Et en renouvelant son «respect à tous les invités notamment au gouverneur de la ville, au Premier ministre ainsi que le ministère de la Jeunesse».
Mais voilà pendant que le rastaman commence sa prestation, le Premier ministre Mamady Youla se lève pour quitter la salle. C’est ainsi que l’artiste l’interpelle : «Monsieur le Premier ministre restez dans la salle. Vous ne devez pas quitter quand je chante », intime Takana. «Je suis aussi une grande personnalité de ce pays. Je voudrais que soyez dans la salle. je vous envoie prie. Je ne suis pas ici en mon nom personnel. Je suis là pour le peuple de Guinée. Veuillez m’accorder la chance de chanter devant vous. Car, je ne chante pas pour chanter», déclare-t-il sous les cris de joie du public.
Alors , Mamady Youla regagne tout simplement sa place non pas sans gêne. La prestation reprend de plus belle et le Premier ministre avait d’ailleurs fini par rejoindre Takana sur le podium en esquissant de pas de danse sous les ovations de spectateurs.

