
Les femmes parlementaires s’insurgent contre la faible représentativité des femmes dans les instances de prise de décision. Ces guinéennes souhaitent que les femmes représentent les 50% des candidatures des prochaines élections communales.
Hadja Binta Diallo, la présidente des femmes parlementaires, soutient que ce lobbying s’inscrit dans le cadre de la consolidation de la démocratie en Guinée. Elles veulent qu’il y ait désormais, autant de femmes maires que d’hommes : « il se veut un cadre d’échanges, de concertation avec tous les acteurs de la vie politique et sociale pour qu’ensembles nous trouvions des solutions efficaces pour rehausser la représentativité des femmes lors des prochaines élections communales de 2018. Nous voulons maintenant des maires mères et non toujours des maires pères à la tête des mairies… »
Les statistiques montrent qu’en Guinée les femmes sont moins représentées dans les instances de prise de décision. Loucény Fofana, le deuxième vice-président de l’assemblée nationale estime qu’aucun pays ne peut se développer sans les femmes : « il suffit d’être matinal et de passer par les marchés pour s’apercevoir que les femmes assurent l’essentiel des dépenses des familles. Aucun pays ne peut se développer dans l’harmonie quand la moitié de sa population est marginalisée… »
Pour un développement local durable, la participation des femmes est indispensable trouve Léonel Lorence, le représentant Pays du PNUD : « les femmes restent largement exclues des postes décisionnels y compris dans les conseils communaux et les quartiers. Par conséquent, nous avons besoin de beaucoup plus d’engagement et d’actions pour résoudre ce problème et assurer la participation accrue des femmes dans le processus gouvernance y compris au niveau local… »
Cette caravane de plaidoirie qu’ont entamée les femmes parlementaires prendra fin le 9 Novembre 2017.

