
Le président de la République vient de promulguer le Code électoral amendé. Un pas amorcé vers la décrispation du climat politique constipé par le non-respect de l’Accord politique du 12 octobre 2016.
Mais cette volonté d’Alpha Condé ne semble nullement dissuader ses opposants qui organisent depuis quelques semaines des meetings d’information et de sensibilisation de leurs militants respectifs avant de descendre dans les rues pour exiger le respect de cet accord.
Toutefois, depuis l’entame de la série de meetings de l’opposition républicaine, les choses semblent bouger positivement dans le sens de l’application de l’Accord politique du 12 octobre 2016. Puisqu’après la promulgation du nouveau Code électoral, le président Alpha Condé a convoqué lundi 31 juillet des acteurs concernés par la mise en œuvre de cet accord auxquels le chef de l’Exécutif guinéen a demandé de se mettre à la tâche pour que cet accord soit immédiatement et intégralement appliqué.
Une démarche saluée par l’opposition républicaine qui reste cependant campée sur ses gardes. C’est le cas notamment de l’ancien ministre de la Communication, Alhousseiny Kaké Makanéra. Cet opposant salue avec beaucoup de satisfactions cette décision de son ex-patron, même si celle-ci a assez duré. Mais mieux vaut tard que jamais.
«Si ce qui est dit est fait, tout le monde sera très heureux. Mais nous ne sommes plus prêts à signer un chèque en blanc pour ce régime. Parce que le respect des engagements, le respect de la parole donnée ne font pas partie de la vertu cardinale de ce régime», regrette le président du Front national pour le développement.
Quoique saluant l’attitude du chef de l’Etat ayant conduit à la promulgation du Code électoral, l’opposition républicaine, par la voix de son porte-parole de circonstance, dit maintenir ses manifestations en vue. Pas donc question de reculer sans avoir du concret.
«Nous insistons auprès de nos militants et militantes de se mobiliser et de faire en sorte que l’Accord soit appliqué avant de retourner à la maison. Donc, nous devons le faire à travers les manifestations de rues, les meetings et peut être autres chose que nous allons annoncer les jours et les semaines à venir si nous ne sommes pas satisfaits», a conclu M. Makanéra.

