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Manifestations en Guinée : l’OGDH tire la sonnette d’alarme

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Lors d’une conférence de presse animée mardi 2 août 2016 à Conakry, l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen (OGDH) a fait par de ses préoccupations suite aux menaces de manifestations de l’opposition guinéenne.

Dans son intervention, le président par intérim de l’OGDH, El hadj Mamadou Malal Diallo, a indiqué que manifester ne devait pas poser des problèmes, puisque c’est un droit constitutionnel : «Nous savons que des manifestations sont prévues ce mois-ci. Nous savons aussi que ces manifestations sont suscitées par un droit reconnu par la Constitution. Normalement ça devrait se passait le plus tranquillement du monde. Les leçons du passé nous enseignent que ceux qui sont conscients qu’ils ont des droits et qui tiennent à en jouir sont face à des gens qui ont des privilèges qui ne sont pas toujours compatibles avec les droits des autres. C’est pourquoi nous, défenseurs des droits de l’homme, en l’occurrence, OGDH, estimons opportun de tirer sur la sonnette d’alarme pour mettre tous les acteurs de la vie de notre pays devant leurs responsabilités respectives

Pour le président intérimaire de l’OGDH, le droit de manifester ne peut s’exercer que quand le droit à la vie s’exerce. C’est pourquoi il a demandé à ce que les citoyens fassent attention : «Les leçons du passé ne nous encouragent pasLes manifestations sont autorisées par la loi, mais ce n’est pas évident. Nous avons des droits qu’il faut lutter pour en jouir. Je crois qu’on doit faire attention, parce que parmi tous les droits, nous avons un droit sans lequel les autres droits de ne fonctionnent pas. C’est le droit à la vie. »

Dans une déclaration qu’elle a rendue publique, l’Organisation invite tous les acteurs sociaux et politiques à jouer leur rôle. S’agissant de l’appel lancé au gouvernement, l’OGDH demande ce dernier de veiller à ce que « les Guinéens jouissent pleinement de tous les droits qui leur sont reconnus par la Constitution, les lois de la République et les instruments juridiques régionaux et internationaux auxquels la Guinée est partie. Il devra notamment s’assurer de l’application de l’aliéna 2 de l’article 58 de la Constitution qui prescrit au Premier ministre de veiller à l’application des accords issus des dialogues avec les partis politiques et les partenaires sociaux. »

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