
EDNANCY est une jeune association dont le but est d’informer, de sensibiliser et de promouvoir le bien-être des enfants et des femmes en Guinée. Pour l’association, ce bien-être passe nécessairement par la connaissance et le respect de leurs droits respectifs.
Le samedi 28 mai 2016, journée internationale d’action pour la santé des femmes, l’association a investi le célèbre réseau social Twitter pour un Tweetathon. Une sorte de marathon de tweets pour une sensibilisation 2.0 sur la santé des femmes africaines.
Autour de #santepourelles, des speakerines préalablement désignées se sont succédé pour s’exprimer pendant une demi-heure chacune sur des sujets tabous. En l’occurrence la dépression, la stérilité, la mortalité maternelle, l’avortement, la santé reproductive, la planification familiale, les grossesses difficiles…
Une initiative qui a été couronné de succès. Une sensibilisation 2.0 réussie. Tout porte à le croire. Pendant tout le weekend #santepourelles a été utilisé par des internautes de tous les horizons. De la Guinée, Panama, Cameroun, Sénégal, Gabon, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Nigeria, USA en passant par la France, Canada, Londres et jusqu’aux Émirats Arabes Unis, ils étaient plusieurs à commenter le débat et converser avec les speakerines.
Le débat était intéressant au couleur de la #santepourelles thank @AssoEdnancy @niankoyej
— Araba Coulibaly (@CoulibalyAraba) 28 mai 2016
Un véritable buzz confirme la journaliste de RFI, Radio France Internationale, Marie Casadebaig dans sa matinale (À écouter sur RFI AFRIQUE )
.@rfi Le buzz du jour, le tweetathon de l’ONG Ednancy sur la santé des femmes : sensibilisation, conseils, témoignages #santepourelles
— Marie Casadebaig (@Mariecasadebaig) 30 mai 2016
Pour l’association, tout le mérite revient à ces femmes courageuses qui ont voulu aborder des sujets pertinents et fédérateurs. Des Super Women engagés pour le droit des femmes africaines : Aisha Dabo AfricTvistes, Leyla Olatoundji docteur en pharmacie, Aïchatou Ouattara blogueuse afro féministe, Bassératou Kindo blogueuse Burkinabé, Lalaicha Maiga juriste et blogueuse, Fatoumata Chérif fondatrice de l’ONG FEDEP Guinée, Anne-Marie Befoune fondatrice de la plateforme Elle Citoyenne, Seynabou Sy doctorante en Sociologie et Kadidja Naïma Touré fondatrice du Projet Ecoute.
Des femmes dont le cheminement personnel, l’expertise, le combat ou l’engagement leur permettait de s’exprimer pendant plus de 30 minutes sur ces thèmes sensibles. C’est le cas de la journaliste sénégalaise Juliette Ba, 40 ans souffrant d’endométriose depuis 25 ans. Son histoire de vie a ému Twitter tandis que son courage et sa capacité d’affronter au quotidien cette maladie ont été applaudis de tous.
Du coup, je clos les infos #FeteDesMeres en revenant sur le combat de @bajuliette découvert ici #endometriose#santepourelles#girlpower
— Laure Gnagbé Blédou (@laurebledou) 30 mai 2016
À la question pourquoi une telle initiative ?
La fondatrice de l’association, Josette Niankoye se désole : « les femmes dominent le marché du « CARE » en Afrique. Ce sont celles qui s’activent quand l’enfant est souffrant ou quand le mari est malade. Et elles, qui s’occupent de leur santé ? Qui couvre les femmes de « CARE » ?
Santé Pour Elles est l’occasion de donner la parole aux femmes africaines pour les femmes africaines. Qui de mieux pour parler d’elles qu’elles-mêmes ? L’idée n’était pas d’exclure les hommes du débat, ils étaient les bienvenus dans l’espace de réflexion se défend la fondatrice. Une présence masculine qui s’est d’ailleurs fait sentir tout au long des échanges en témoigne ce tweet du blogueur guinéen Sally Bilaly Sow cité dans la matinale de RFI.
Quand je vais à la maternité de Labé et je vois les conditions ds lesquelles les femmes accouchent, J’ai des larmes aux yeux #santepourelles
— Sally Bilaly Sow™ (@sbskalan) 28 mai 2016
Pour la fondatrice de l’association, partout sur le continent, les femmes souffrent d’une nouvelle forme de maladie appelée les MNT ou maladies non transmissibles : cancer, fibromes, dépression post-partum, infertilité… Ce sont des maux invisibles qui sont occultés par nos sociétés alors que les femmes subissent des discriminations par rapport à ces derniers. D’où l’urgence de les mettre en lumière dans le souci d’informer pour ouvrir les esprits et favoriser par là même, une émergence de réflexion sur la santé des femmes.
Pour conclure, Santé Pour Elles continuera sur le terrain. En attendant, toutes les idées recueillies lors du Tweetathon seront inscrites dans un E-BOOK. Un projet en cours nous confie la fondatrice de l’association.
Pour tout savoir de l’association EDNANCY, rendez-vous sur son site : www.ednancy.org

