
Le football ne connait ni ethnie, ni religion, ni race encore moins classe sociale ou d’âge. Même s’il est pratiqué par les jeunes, les personnes âgées y retrouvent leur mot. La Coupe d’Afrique des Nations, qui se tient actuellement en Guinée équatoriale, l’a bien démontré.
Lors des matchs du Syli national, tous les Guinéens parlent le même langage. Quand le Syli marque, un jeune ne peut pas s’empêcher de prendre dans ses mains une personne plus âgée que lui et vice-versa. Cela sans distinction d’ethnie. Au moins, à cet instant là, les Guinéens oublient la haine qu’ils ont les uns contre les autres. Une haine née du fait de la politique.
A Conakry, après chaque match de l’équipe nationale, tous les jeunes se donnent rendez-vous sur la voie publique, les grands carrefours pour danser ensemble, célébrer la prestation du Syli. Et lors du match Guinée-Côte d’Ivoire, même le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, était à l’esplanade du stade du 28 Septembre. Il était sorti pour participer à cette euphorie nationale.
Quand le Ghana a battu la Guinée, les supporters étaient déçus. Mais là encore, tous, toute ethnie confondue, se consolaient de la même manière :
« les jeunes ont peu d’expérience, mais ils ont fait leur mieux ».
Alors si cette unité nationale retrouvée soudainement autour du Syli national se poursuivait ça serait un grand bonheur pour le pays.
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