
C’est un gros coup que les services spéciaux de la lutte contre la drogue ont réussi cette semaine. Les hommes du Colonel Moussa Tiegboro Camara ont saisi une importante quantité de cocaïne en provenance de l’Amérique du Sud.
C’est un total de 121 kg de cocaïne qui a été intercepté par les hommes de la lutte antidrogue. La cargaison était transportée par un navire battant pavillon panaméen en partance pour l’Europe. Il faisait escale à Conakry, selon nos informations.
Les propriétaires de cette cargaison n’ont pas encore été identifiés. Les membres de l’équipage sont actuellement aux mains du service antidrogue où ils sont entendus.
Point de passage de la drogue
Le golfe de Guinée est connu pour être une zone maritime très mal contrôlée et les trafiquants de drogue profitent de ce laxisme pour convoyer les marchandises prohibées vers l’Europe via cette région.
Avant 2009 la Guinée était devenue une plaque tournante pour le trafic de drogue. Ce qui a poussé la junte militaire du capitaine Dadis a mis à mettre en place le Secrétariat général de la lutte contre la drogue pour diminuer l’impact de ce fléau. Des barons du pouvoir Conté avaient été mis en cause et jugés pour trafic de drogue, dont Ousmane Conté le fils de l’ancien président.
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Le développement du trafic de cocaïne, qui a transformé la Guinée en une importante plaque tournante du narcotrafic en Afrique,
Les Guinéens et les Latino-Américains, longtemps accusés de contrebande, opèrent librement dans le pays, certains bénéficiant de protections haut placées dans l’administration Condé,
par David Lewis
CONAKRY (Reuters) – Le développement du trafic de cocaïne, qui a transformé la Guinée en une importante plaque tournante du narcotrafic en Afrique, met en péril les efforts entrepris par le président Alpha Condé pour rebâtir les institutions après le coup d’Etat de 2008 et pour favoriser les investissements dans le secteur minier.
Les Guinéens et les Latino-Américains, longtemps accusés de contrebande, opèrent librement dans le pays, certains bénéficiant de protections haut placées dans l’administration Condé, selon des responsables guinéens et internationaux et des rapports de police dont Reuters a pu prendre connaissance.
L’augmentation du trafic a échappé à la surveillance du gouvernement, concentré sur la mise en place d’un fragile processus de transition après le coup d’Etat de 2008.
Selon un rapport publié en 2013 par le département d’Etat américain, les saisies effectuées en Guinée et les affaires survenues à l’étranger en lien avec le narcotrafic en Guinée ont augmenté depuis l’arrivée au pouvoir d’Alpha Condé en 2010.
un ou deux avions atterrissaient tous les mois l’an dernier en Guinée avec à bord de la cocaïne en provenance d’Amérique latine, dans le but d’approvisionner le marché européen.
HIGHWAY 10
La Guinée et la Guinée-Bissau représentent l’extrémité est de la « Highway 10 », surnom donné à la route passant par le 10e parallèle au nord de l’équateur. Cette route, utilisée ces dix dernières années par les trafiquants, est le moyen le plus court pour faire traverser l’Atlantique à la drogue destinée au marché européen en provenance d’Amérique latine.
Des experts des Nations unies ont estimé l’an dernier que près de 20 tonnes de cocaïne, qui provenaient principalement de Colombie et du Venezuela, avaient transité par l’Afrique de l’Ouest, devenue une plaque tournante du trafic de drogue.
Le rôle de la Guinée a évolué l’an dernier alors qu’une opération américaine visant le chef militaire de la Guinée-Bissau a incité les trafiquants a trouvé refuge en Guinée, estime un responsable de la sécurité.